L’efficacité de l’épilation laser sur les peaux noires et la douleur

" J’ai des poils incarnés à chaque fois que je m’épile, je ne sais plus quoi faire. " C'est la réflexion que me font mes amies car elles sont convaincues que ce traitement n'est pas accessible aux peaux noires. Pourtant, un laser a été conçu spécifiquement pour répondre aux besoins des phototypes intermédiaire à noir.

L'épilation laser est possible sur les peaux noires

J’ai mis l’efficacité du traitement d’épilation laser à l’épreuve à plusieurs reprises : à chaque retour des vacances d’été.

Je me suis exposée au soleil pendant six semaines et jusqu’à 48 heures avant ma troisième séance.

Lors de ma huitième séance, j’avais encore la peau bronzée malgré un mois sans exposition. Cela n’a pas suffit à estomper les traces des six semaines que j’ai passé au soleil.

Je suis une fille du soleil. Il m’est donc impossible de résister à l’appel des maillots de bain, des balades en crop top ou en mini short.

Pourtant, j’ai commencé à m’inquiéter avant chacune des séances qui ont suivi ces périodes d’insouciance, plus particulièrement pour la troisième séance d’épilation laser. Je me suis posée mille questions pendant les étapes de préparation car deux jours avant j’étais en plein bronzage. L’exposition au soleil n’est pas recommandée pendant un traitement d’épilation laser. On est interrogé à ce sujet à chaque séance avant que la peau soit analysée par le médecin.

Afin d’assurer le bon déroulement de cette séance sans prendre de risques, j’ai enfilé des lunettes vertes pour l’utilisation du laser YAG.

Ce laser a été spécialement conçu pour traiter les peaux noires et mates en évitant tout risque de brûlure. Son efficacité est reconnue sur les poils foncés et durs.

On ne pouvait pas savoir d’avance si les résultats seraient positifs pour moi, étant donné que mes poils étaient quand même plus fins et clairs qu’auparavant dans certaines zones comme l’arrière et la racine des cuisses. Finalement, j’ai recommencé à me raser cinq semaines après cette séance. J’ai été rassurée par le fait que, lors de la repousse, certaines zones étaient plus dégarnies que d’autres. D’ailleurs, après cette séance, les poils n’apparaissaient plus sous forme de petits points noirs à la repousse, mais prenait directement une forme normale. J’ai clairement douté de l’efficacité du traitement pendant cette période.

Je n’aurais pas dû profiter autant du soleil, il va falloir tout reprendre à zéro.

C’est ce que je me suis dit jusqu’à ce que je vois les résultats de ma quatrième séance. Ma pilosité était différente à vu d’œil. J’ai réalisé que ce n’est que la patience qui me permettra d’obtenir les résultats dont je rêve.

Au début de l’automne suivant, pour ma huitième séance, j’ai de nouveau expérimenté le laser YAG, 1 mois après une exposition prolongée au soleil. Le médecin était pourtant hésitant et craignait que le laser Alexandrite, utilisé pour les peaux claires, me cause des brûlures. Cela m’a un peu rappelé ma première séance car j’ai un teint clair bourré de mélanine, mais la différence cette fois, est que mon exposition au soleil était encore récente.

L'épilation laser et la douleur

À chaque fois que je me prépare pour une séance de laser, je m’interroge toujours sur l’intensité de la douleur. Cette crainte d’avoir mal augmente au fur et à mesure que je m’approche du centre esthétique.

Contrairement au YAG, le laser Alexandrite est très doux. Il a fait son retour pour ce que j’ai nommé « la séance de l’espoir » a.k.a ma quatrième séance. La suivante a été la dernière où j’ai pris le soin d’appliquer la crème anesthésiante absolument sur toutes les zones qui devaient être traitées. En effet, je n’ai ressenti aucune douleur malgré le fait que les réglages appliqués étaient ceux de la séance précédente. Cela a certainement été possible grâce au fait que les poils étaient beaucoup moins nombreux, même dans les zones les plus résistantes.

Onze semaines après, j’étais de retour au centre esthétique pour ma sixième séance que je pensais être probablement la dernière. À cette occasion, je n’ai pas appliqué de crème anesthésiante car la fois précédente je n’ai ressenti aucune douleur. De plus, mes poils étaient similaires au duvet par endroit, et puis je ne me suis pas réapprovisionnée en produit anesthésiant car mon ordonnance était périmée. Ce n’était pas une mauvaise expérience puisque, malgré l’augmentation de la puissance du laser pour chaque zone, je ne sentais que la vague de froid rafraîchissante.

La réalité a frappé à ma porte quatre semaines après car j’ai remarqué la présence de quelques poils rebelles m’obligeant à effectuer une septième séance dans laquelle j’ai mis beaucoup d’espoir. Le jour venu, j’ai enfilé les lunettes roses pour l’Alexandrite, et cinq minutes ont suffit à traiter toutes les zones excepté l’arrière des cuisses car je n’y voyais aucun poil. Là aussi, je n’ai pas eu de douleurs, malgré l’absence de crème anesthésiante et la présence de mes menstruations.

J’ai été déçue de constater, six semaines après, la présence de quelques poils aux aisselles et à la racine des cuisses élargies. Ils étaient, certes, si peu nombreux qu’il était possible de les compter, mais je ne pouvais pas ignorer leur présence.

Cette période a également été un moment de regret pour moi car des poils ont fait leur retour à l’arrière de mes cuisses. Bien que plus clairs et fins qu’au début de cette aventure, je les voyais et ce n’était pas du tout le résultat que j’attendais. Plus de vingt semaines sont passées entre le dernier passage de laser dans cette zone (sixième séance) et la huitième séance.

Je m’allonge, j’étire ma peau en prenant de longues et profondes inspirations.

Ça y est, cette zone est terminée, on passe à la suivante.

Ces pensées me réconfortent habituellement.

Mais cette fois, j’ai expiré très fort, je voulais hurler car je ressentais comme une aiguille qui me transperce la peau. C’est l’effet provoqué par le laser YAG lorsqu’il est utilisé sans crème anesthésiante, risque que j’ai pris pour cette huitième séance. En fait je ne pensais pas que ce laser aurait été choisi pour cette séance car j’estimais que mon bronzage s’était beaucoup estompé. Cette séance était très intense malgré le fait que mes poils étaient fins, peu nombreux, éparpillés et que seules les aisselles et les racines des cuisses seraient traitées.

Je n’ai pas eu aussi mal lorsqu’il a fallu que ce laser soit utilisé pour ma troisième séance car la crème anesthésiante a été efficace.

Concernant l’arrière de mes cuisses, la zone sera traitée à l’occasion des séances d’entretien appelé « séances de rappel ».

Quelques informations importantes

  • Les menstruations ne sont pas un frein au bon déroulement des séances d’épilation laser. En fonction de la zone traitée, on met un tampon et on y va !
  • Pour toute intervention avec le laser YAG, que ce soit en début ou en fin de traitement, on se tartine de crème anesthésiante pour ne pas souffrir.
  • Les séances ne doivent pas être espacées de plus de douze semaines. Si, on observe un retour des poils plus de douze semaines après la dernière séance, ceux-ci seront traité lors des séances de rappel.
  • Il ne faut pas se décourager et arrêter de traiter des zones par désespoir car les résultats arriveront même si cela demande de la patience.

Est-ce que cet article a effacé tes doutes ? Pose moi des questions en commentaire, je serai ravie d’y répondre.

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